Vous venez de perdre aux municipales ou aux cantonales. Consolez-vous, vous n’êtes pas tout seul. Vous avez perdu une bataille. La guerre n’est pas finie pour autant.

Le moment est venu de tirer les leçons de votre échec.
Neuf fois sur dix, pour ne pas dire plus, vous vous rendrez compte que c’est le temps qui vous a manqué. On ne peut pas espérer séduire les électeurs en quelques jours, ni même en quelques semaines. La victoire s’acquiert sur un travail de fond. La dixième fois, vous constaterez que vous avez perdu sur une faute que vous avez commise. En général, ce ne sont pas les adversaires qui gagnent les élections, c’est sont les candidats qui les perdent. Un bon consultant est là pour vous éviter ces faux-pas.

Dans tous les cas, vous venez de passer de nombreuses semaines de travail et d’effort. Ne laissez pas se perdre le fruit de ces efforts. Des milliers de gens ont voté pour vous, ont cru et croient toujours en vous.
Le moment est venu de préparer l’avenir, et de le faire avec eux. Dans quelques mois, il sera trop tard, « le soufflé sera retombé ». Profitez de ce que la mobilisation est encore générale pour rassembler vos troupes au sein d’une association de soutien. Cette association aura pour vocation de faire connaître vos idées, de vous faire connaître et apprécier. Elle vous positionnera comme le successeur naturel de ceux qui, vainqueurs aujourd’hui, seront les sortants de demain (1).
Vous êtes déjà encarté dans un parti ? Aucune importance. Votre association de soutien n’a pas pour but de faire double emploi avec un parti. Elle sera « apolitique », ouverte à tous, et vous permettra de recruter au-delà des partis. Après tout, municipales et cantonales sont des élections locales. L’essentiel, c’est que vous disposiez d’une tribune, et d’un minimum de bras, de cerveaux et de fonds pour continuer la lutte durant les quelques années qui vous séparent des prochaines élections.

Cette association est particulièrement importante si vous vous situez dans le cadre des municipales, et que votre liste a réussi à placer quelques conseillers.
Vous structurerez votre association en commissions, génératrices d’idées et de propositions que vous diffuserez largement.
Vous n’avez pas gagné la mairie ? Créez une « mairie bis », qui développera les différents points de votre projet. Vous arriverez dans six ans avec un programme hyper pointu, et vous et votre projet serez connus de tous.

Vous n’aurez alors que deux problèmes (ou presque) :
1. La notoriété n’est pas l’image. Tout le monde aujourd’hui connaît Le Pen. Ce n’est pas pour autant que tout le monde l’apprécie et vote pour lui, loin s’en faut.
2. Il vous faudra « tenir la distance », c’est-à-dire organiser cette « lente montée du désir » dont parle Jacques Séguéla.
Pour résoudre ces deux problèmes, vous aurez besoin d’un conseiller en marketing politique, un « bras droit » qui se chargera d’établir avec vous votre stratégie et votre communication, et supervisera celle-ci avec vous sur le long terme.
Partir pour une campagne de six ans n’est pas une mince affaire. Mais cela permet de se rôder et de rôder ses équipes, de les former et de se former soi-même. Durant ces six années (moins, si vous entendez vous positionner sur les prochaines élections législatives), vous aurez le temps de faire l’apprentissage des médias, et de vous créer parmi la presse locale les relations qui vous ont manqué cette année.
Vous aurez aussi le temps de vous créer les bases de données indispensables, et de découvrir l’intérêt des sondages locaux, qui peuvent être réalisés pour un coût très faible — à condition de ne pas passer par un grand groupe.

Vous aurez surtout le temps de vous créer une image, celle d’un porteur de projet et non celle d’un homme d’étiquette. Aujourd’hui, incarner un parti ne suffit plus. Le soutien d’un parti est nécessaire, mais n’est pas une garantie suffisante. Je connais des députés dénués de tout projet, qui ont été élus sur la « vague bleue » de 2002. S‘ils ont pu se maintenir plus ou moins en 2007, la prochaine vague rose les emportera. Flux et reflux… Seule l’incarnation d’un projet peut vous permettre de construire une carrière durable au plan local, et vous permettre de vous imposer comme un leader naturel. Pour cela encore, vous aurez besoin d’un professionnel de la communication. Rassurez-vous, c'est à la portée de toutes les bourses.

Dans la foulée, vous aurez peut-être aussi besoin d’une formation à la prise de parole en public, ainsi qu’aux relations interpersonnelles en face-à-face. Une formation généralement indispensable, à la fois pour le candidat et pour son équipe qui lui sert de relais : durant les six années à venir, il vous faudra vous faire le plus grand nombre d’amis possible, et parler en public aussi souvent que possible. A chaque fois, vous serez jaugé, évalué, jugé.

Enfin, vous aurez des crises à traverser, plus ou moins graves, mais inévitables. Ces crises, il vous faudra mettre en place les structures pour les gérer… avant qu’elles ne surviennent. Après, il sera trop tard. Là aussi, vous aurez besoin d’un conseil.

Si ce qui précède vous intéresse, téléphonez-moi : 03 84 25 10 18 / 06 81 34 65 31 ou envoyez-moi un e-mail. Nous verrons ensemble comment assurer le développement et le suivi de votre carrière, et mettre de votre côté toutes les chances aux prochaines élections.

Philippe Bensimon

(1) Attention, cette association n’a rien à voir avec l’association pour le financement de votre campagne, si vous avez choisi cette option dans les circonscriptions de plus de 9.000 habitants (article L.52-4). En aucun cas vous ne pouvez choisir de maintenir votre association de financement électoral, laquelle disparaît à la fin de chacune de vos campagnes.