Nouveau volet de mon étude des prix des carburants, les USA. Le prix du litre de carburant aux USA a atteint aujourd'hui un sommet : 3,60 $ le gallon. Au cours de l'euro du 1er mai (à la suite de bonnes nouvelles en provenance de l'économie américaine, l'euro est redescendu à 1,55 $), cela fait un prix de... 0,6135 € le litre.
A ce prix faramineux, une nouvelle secte s'est créée, qui prie le Seigneur pour qu'il fasse baisser les prix à la pompe.

Anecdote mise à part, les prix des carburants très bas dont ont toujours bénéficié les ressortissants des USA depuis la fin de"la seconde guerre mondiale ne sonrt pas étrangers à leur puissance énonomique. Pénaliser doublement le carburant comme c'est le cas en France avec la TIPP d'abord et la TVA ensuite, c'est pénaliser doublement l'économie (en renchérissant les coûts de transport) et les ménages, qui se voient amputés d'une part importante de leur pouvoir d'achat et, bien sûr, de leur capacité de consommation. Outre leur côté injuste et inéquitable (ces taxes pénalisent fortement les ménages les plus défavorisés et les ruraux), ces deux taxes sont un véritable frein à la croissance. Ce frein aurait été supportable sur quelques années dans le cadre d'un plan de désendettement — qui n'a jamais été mis en place pour des raisons de marketing électoral — mais est très pénalisant sur le long terme dans des périodes de faible croissance.
On en revient comme toujours au marketing politique — il est vrai que c'est la raison d'être de ce blog. Les Français ont boudé en son temps Raymond Barre, un des plus grands économistes que la France ait connu, lorsqu'il prônait la rigueur. Et ils ont choisi l'an passé comme président Nicolas Sarkozy, le candidat qui leur promettait les plus forts déficits budgétaires.