Le développement durable inclut classiquement trois volets : économie, RSE et environnement. Certains y ajoutent un quatrième volet : la gouvernance. Les problèmes environnementaux actuels, et les campagnes médiatiques orchestrées par des personnalités connues (Nicolas Hulot, etc.) ont contraint les politiques à prendre en marche un train qui n'allait pas forcément là où ils voulaient aller. Train qu'ils ont quitté sitôt élues.

Le "greenwashing" ne touche pas que les grandes marques de produit et la communication institutionnelle. Il touche aussi le marketing politique. Comme toujours, je mets en garde mes clients contre la tentation des promesses électorales, sauf si le but est une élection sans lendemain.

Le sort fait au Grenelle de l'environnement ressortira forcément des oubliettes en 2012... accompagné des réglementations concernant les OGM, etc.

En attendant, il reste que le thème est porteur, à la fois économiquement (ça pourrait bien devenir un des premiers marchés en expansion de la planète, et ce n'est pas pour rien que Schwarzenegger mise dessus en Californie), et en termes de communication. Dans les années 90, le rapport Popcorn du cabinet américain Brain Reserve notait déjà parmi les dix tendances clé du succès des produits et des entreprises la tendance "SOS" ("Save our society"). Autrement dit, l'entreprise citoyenne. Avec le décalage habituel entre les USA et la France, on est en plein dedans.