Le blog de Philippe Bensimon

Blog de Philippe Bensimon, conseil et professeur en stratégie et en communication, spécialisé depuis 2000 en marketing politique.

29 août 2008

Barack Obama joue cette nuit sur les symboles : "I have a dream"...

434px_Martin_Luther_King_1964_leaning_on_a_lecternCe matin à 5h (heure de Paris), le sénateur Barack Obama va prononcer son discours d'investiture, qui clôturera la convention du parti démocrate américain. Le parti lui a hier soir accordé l'investiture « par acclamation », une procédure prévue par le parti démocrate, mais à laquelle on ne se serait pas attendu il y a quelques mois. Bref, tout roule pour le mieux pour Obama : réconciliation avec Hillary Clinton, soutien de Bill Clinton qui a dit de lui qu'il était « prêt à devenir président », appui de Ted, le dernier du clan Kennedy, gravement malade (Ted Kennedy est atteint d'un cancer du cerveau). Face au conservatisme incarné par John McCain, Barack Obama, premier noir à recevoir l'investiture d'un grand parti pour les présidentielles, a choisi cette nuit de jouer sur des symboles forts : il tentera comme John Kennedy d'enflammer par son premier discours de présidentiable le public d'un stade (celui de Denver, où on attend 75000 personnes), en présentant sans doute sa vision du rêve américain et son programme électoral. Et la date du 28 août n'est pas anodine : le 28 août 1963, il y a tout juste 45 ans, le pasteur Martin Luther King prononçait sur les marches du Lincoln Memorial son grand discours sur l'égalité des Noirs et des Blancs : « I have a dream... » Gageons que ce sera un grand moment. Si la réunification du parti démocrate est désormais acquise autour d'Obama, tout n'est pas pour autant gagné pour le jeune candidat : il a en face de lui un McCain très fort dans les Etats de l'Amérique profonde. Et surtout, il est pénalisé par l'attitude actuelle de la Russie : la peur de la guerre – même froide – profite directement au clan de la sécurité, de la lutte contre les « forces du mal » et de la guerre en Irak et en Afghanistan, c'est à dire à McCain. (Crédit photo : Martin Luther King, 24 mars 1964, auteurs : Trikosko, Marion S.)

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05 juin 2008

Marketing politique aux USA : second round pour Barack Obama

Barack Obama sort victorieux — ou presque — du premier round : son adversaire Hillary Clinton a annoncé par le biais de son équipe de campagne qu'elle se retirait de la course à l'investiture. Le candidat démocrate attaque maintenant le deuxième tour : il va lui falloir choisir parmi les prétendants celui (ou celle) qui sera son vice-président.
Parmi ceux-ci, l'ancien candidat John Edwards et... Hillary Clinton, qui, après avoir refusé le "ticket", semble prête aujourd'hui à l'accepter. Encore faut-il que celui-ci lui soit proposé. De mauvaises langues disaient aujourd'hui à la radio que si Hillary Clinton devenait vice-présidente, Barack Obama devrait engager un goûteur...
Le problème pour Obama, c'est qu'évincer maintenant Hillary Clinton, c'est se priver d'un électorat très important.

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04 juin 2008

Marketing politique aux USA : quelle stratégie pour Hillary Clinton face à Barack Obama ?

SouthDakotastatesealMontanastatesealCe soir ont lieu les dernières primaires des démocrates américains, dans les deux Etats du Dakota du Sud et du Montana.
Dernière ligne droite ? On sait déjà que Barack Obama devrait à l’issue de ces deux dernières primaires bénéficier de la majorité des délégués. En effet, vendredi dernier, les démocrates réunis en commission à Denver n’ont que partiellement fait droit à la demande d’Hillary Clinton que soient pris en compte les voix des délégués de Floride et du Michigan, les deux Etats qui avaient violé les règles du parti en organisant des primaires anticipées. Les délégués de ces deux Etats n’auront en effet que des « demi-voix ».
L’état-major d’Hillary Clinton a cependant fait savoir dans un communiqué d’une ligne qu’ "Hillary Clinton ne concédera pas (sa défaite dans la course à) l'investiture ce soir".
La TSR s’interroge sur son site sur la réalité de ce qui pourrait n’être qu’une résistance de façade, et note que le bruit court selon lequel Hillary Clinton serait prête à accepter la vice-présidence si Obama la lui proposait.

286px_Map_of_USA_MT_1Après six mois de la plus longue course à l’investiture qu’ait connue le parti démocrate, son électorat en ressort profondément divisé. Et c’est peut-être là en définitive le but recherché par Hillary Clinton, depuis qu’elle s’est rendu compte qu’elle n’arriverait pas à vaincre Barack Obama. En effet, John McCain, le candidat des républicains, est vieillissant. Il a 72 ans, et en aura 76 en 2012. S’il devient président cette année contre Barack Obama, même avec l’avantage lié au statut de président, il est peu probable qu’il se représente dans quatre ans. Et un échec de Barack Obama aux présidentielles pourrait signifier la fin de la carrière du jeune sénateur. Alors que si Barack Obama devient cette année le premier président noir des USA, les espoirs d’Hillary Clinton de devenir un jour présidente s’évanouissent en fumée, ou sont, dans le meilleur des cas, repoussés à dans huit ans. Huit longues années, qui la conduiront en 2016 à l’âge de 69 ans. Bref, pour Hillary Clinton et son équipe, mieux vaut aujourd’hui passer quatre ans sous la présidence de McCain que huit sous celle d’Obama.
Vu sous cet angle, on comprend peut-être mieux pourquoi Hillary Clinton se sera accrochée si longtemps dans cette guerre fratricide qui va pénaliser fortement le candidat du clan démocrate. (Carte : Etat du Montana. Crédit photo des sceaux : US Mission to Germany).

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26 mai 2008

L'avis d'un spécialiste en marketing politique : les chances de Barack Obama contre McCain

Karl_RoveInterrogé la semaine dernière sur les chances de succès de Barack Obama face au sénateur McCain, Karl Rove pense que Obama peut avoir un plancher très bas, mais aussi un plafond très haut. A lui seul, il a levé trois fois plus de fonds que McCain. Mais Obama est le représentant des élites et de l’esprit (il sort de Harvard), et cela peut l’handicaper face à McCain, plus populiste. Pour Karl Rove, l'un des meilleurs consultants en marketing politique des Etats-Unis, Obama serait « trop fin, trop racé », trop poli, trop éduqué, pas assez proche des électeurs. Obama serait plus un outsider que le favori des électeurs.

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Clinton ou Obama ? Les super-délégués trancheront

Les primaires des démocrates aux USA, c’est pas simple !

Déjà, le décompte des délégués gagnés par chaque camp prête le flanc. En effet, les premières primaires organisées en janvier dans les Etats du Michigan et de la Floride, qui ont été gagnées par Hillary Clinton, ont été invalidées par le parti démocrate. Motif : elles ont été avancées et ne respectaient pas le calendrier prévu.

286px_Map_of_USA_OREnsuite, il y a délégués et délégués. Si on regarde les délégués « simples », ceux qui sont issus des primaires et des caucus, Obama a déjà acquis la majorité absolue à la convention démocrate qui doit se réunir en août et choisir le candidat officiel du parti. En gagnant mardi dernier dans l’Oregon, dans l'ouest des Etats-Unis, Obama s’est assuré 1.646 délégués simples, contre 1.491 pour Hillary Clinton (la majorité est à 1627 voix). Et ce ne sont pas les 86 délégués qui restent à élire lors des primaires de Porto Rico le 1er juin et du Montana et du Dakota du Sud le 3 juin qui vont y changer grand-chose.

Alors, la course à l’investiture serait-elle finie pour Hillary Clinton ? Eh bien non. L’ex-première dame ne désespère pas, et l’a fait savoir : il lui reste l’atout des « super-délégués », c’est à dire les élus et les cadres du parti. Ils sont à peu près huit cent, et deux cent d’entre eux seraient toujours indécis. Pour les convaincre, elle a pour elle ses victoires écrasantes dans les Etats les plus peuplés et dans le Kentucky mardi dernier, après celle obtenue en Virginie occidentale. En bref, elle peut revendiquer, à défaut d’être la candidate des délégués démocrates, être la candidate des démocrates tout court.
Ca ne va quand même pas être facile : si on compte tout, y compris la Floride et le Michigan, Hillary Clinton a quand même environ 180 voix de retard.

Un handicap accru par une faute récente : celle d’avoir fait une allusion déplacée à l’assassinat de Robert Kennedy. Même si la candidate s’en est excusée peu après, c’est une faute qui va lui coûter quelques voix. Et qui s’ajoute à celle, plus ancienne, des accusations « racistes » proférées par une de ses collaboratrices à l’encontre de Barack Obama. En marketing politique, une candidate qui passe son temps à s’excuser, ce n’est jamais bon.

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10 mai 2008

Avec le radical Zappelli, l'Entente et l'UDC triomphent à Genève

Daniel_Zappelli_2008_ Le 21 avril 2002, Daniel Zappelli avait été élu Procureur général de Genève avec une très faible majorité : 50,1 % des voix face à Jean-Bernard Schmid (49,9 %). Ce dimanche 20 avril 2008, ce même Zappelli, candidat de l'Entente et de l'UDC, a écrasé son rival socialiste François Paychère — actuel président du Tribunal administratif — par un score sans appel : 58,9 %. Le radical a obtenu 54 147 voix, contre 38 216 pour son adversaire. Durant son premier mandat en tant premier magistrat du pouvoir judiciaire genevois, Zappelli s’est rendu célèbre en fermant de nombreux squats, dont Rhino, le plus ancien squat de Genève (23 juillet 2007). Au total, il a fermé une centaine de squats sur les 122 que Genève comptait en 2002.
Son score triomphal s’explique de plusieurs façons. Le journal Le Temps note que « Daniel Zappelli a bénéficié d'une forte mobilisation de son camp. » Pour Le Courrier, « Le challenger socialiste François Paychère n'a pas mordu au-delà de l'électorat traditionnellement à gauche. » Il reflète aussi l’extraordinaire montée en puissance de l’UDC (extrême-droite) en Suisse, et le déclin du PS.

Elu par le corps électoral du canton pour un nouveau mandat de six ans, Daniel Zappelli sera réinvesti dans ses fonctions le 1er juin. Chargé du ministère public, le procureur général est également responsable administrativement, en tant que président de la Commission de gestion du pouvoir judiciaire, de l'ensemble des magistrats et fonctionnaires du canton.

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04 mai 2008

Pouvoir d'achat — Prix des carburants aux USA

Nouveau volet de mon étude des prix des carburants, les USA. Le prix du litre de carburant aux USA a atteint aujourd'hui un sommet : 3,60 $ le gallon. Au cours de l'euro du 1er mai (à la suite de bonnes nouvelles en provenance de l'économie américaine, l'euro est redescendu à 1,55 $), cela fait un prix de... 0,6135 € le litre.
A ce prix faramineux, une nouvelle secte s'est créée, qui prie le Seigneur pour qu'il fasse baisser les prix à la pompe.

Anecdote mise à part, les prix des carburants très bas dont ont toujours bénéficié les ressortissants des USA depuis la fin de"la seconde guerre mondiale ne sonrt pas étrangers à leur puissance énonomique. Pénaliser doublement le carburant comme c'est le cas en France avec la TIPP d'abord et la TVA ensuite, c'est pénaliser doublement l'économie (en renchérissant les coûts de transport) et les ménages, qui se voient amputés d'une part importante de leur pouvoir d'achat et, bien sûr, de leur capacité de consommation. Outre leur côté injuste et inéquitable (ces taxes pénalisent fortement les ménages les plus défavorisés et les ruraux), ces deux taxes sont un véritable frein à la croissance. Ce frein aurait été supportable sur quelques années dans le cadre d'un plan de désendettement — qui n'a jamais été mis en place pour des raisons de marketing électoral — mais est très pénalisant sur le long terme dans des périodes de faible croissance.
On en revient comme toujours au marketing politique — il est vrai que c'est la raison d'être de ce blog. Les Français ont boudé en son temps Raymond Barre, un des plus grands économistes que la France ait connu, lorsqu'il prônait la rigueur. Et ils ont choisi l'an passé comme président Nicolas Sarkozy, le candidat qui leur promettait les plus forts déficits budgétaires.

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30 avril 2008

Pouvoir d'achat — Prix des carburants en Suisse et en France

pompessence1 Aujourd'hui le prix moyen du litre de super 95 en France est d'à peu près 1,40 €. Un prix qui ne cesse d'augmenter. Personnellement, je trouve cela assez extraordinaire. J'ai la chance de me rendre très souvent à Genève. J'y payais mon carburant (SP95) à l'automne 2007 dans une station Tamoil — rien à voir avec une grande surface ! — 1,76 CHF (CHF = franc suisse) le 25 octobre dernier. Depuis, dans la même petite station-service, je l'ai payé 1,83 CHF le 6 décembre, 1,81 CHF le 27 décembre, 1,79 CHF le 22 janvier, 1,77 CHF le 15 février, 1,81 CHF le 3 avril 2008. Le 18 avril 2008, il y a quinze jours, le carburant est passé à 1,83 CHF, soit en gros 1,20 € le litre ! (en fait, le même prix qu'au début du mois de décembre). Très gentiment, la caissière, au moment où j'ai payé mon plein, m'a tendu une carte de fidélité me donnant droit à un rabais de 10 CHF pour 400 litres de carburant achetés. Soit un rabais supplémentaire de 2,5 centimes de franc suisse par litre de super 95, qui fait plus que compenser la hausse de 1,10 % (!) que je venais de subir...

Que montrent ces relevés ?
1. l'augmentation du prix des carburants en Suisse entre le 25 octobre 2007 (point le plus bas de mon relevé) et le 18 avril 2008 a été de 3,97 % (contre 5,26 % en France).
2. ce prix varie dans les deux sens : on payait en Suisse le 18 avril le même prix qu'au mois de décembre, mais inversement, en février 2008, le prix du carburant était revenu pratiquement à son prix d'octobre 2007.

Pourquoi le carburant augmente-t-il plus vite en France qu'en Suisse ? Sont-ce les réserves pétrolières de la Suisse, ses champs pétrolifères inépuisables et les immenses nappes d'hydrocarbures qui stagnent sous le lac Léman qui lui permettent d'avoir des prix plus stables ? A défaut d'installer des derricks sur les berges du lac, ce sont les idées qu'il faudrait creuser.

A commencer par la TIPP : cette taxe fixe de 0,6069 € par litre de SP représente certes une manne pour le gouvernement (environ 25 milliards d'euros, je n'ai pas les chiffres de cette année). Elle est surtout un impôt injuste sur un produit de première nécessité, qui touche de plein fouet les plus défavorisés. Avec un niveau de taxe plus raisonnable, le gouvernement pourrait redonner un peu de pouvoir d'achat aux Français.
Il y a tout juste un an, plus de quatre Français sur cinq souhaitaient la suppression de la TIPP.

En fait, l'équation du pouvoir d'achat est simple : les Français sont asphyxiés par une pression fiscale trop forte pour être supportable dans une économie stagnante ou à très faible croissance. Comme les caisses de l'Etat sont vides et celui-ci fortement endetté, il n'est pas question non plus pour ledit Etat de diminuer sa pression fiscale. C'est ce qui explique que tous les cadeaux faits de la main gauche sont aussitôt repris de la main droite. La seule variable d'ajustement est « qui paie », puisque de toute façon il faut payer.

Il paraît clair aujourd'hui que la politique actuelle du gouvernement consiste à faire payer toujours plus les plus défavorisés, quitte à accentuer de plus en plus la fracture sociale. La hausse du prix des carburants fait partie de cette politique, comme la TVA qui va avec. Plus le prix du carburant à la pompe monte, plus la TVA que vous payez est forte, et plus l'Etat s'enrichit. Bref, les pays producteurs de pétrole et les spéculateurs (cible chère à notre président) ont bon dos : le prix du baril de pétrole brut est loin d'être la seule cause aux augmentations à répétition des prix du carburant raffiné. Ramener le prix du carburant en France au niveau où il est en Suisse est avant tout une question de choix.

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23 avril 2008

Primaires aux USA : Hillary Clinton joue ce soir son va-tout

Pennsylvania_state_sealHillary Clinton joue son va-tout.

Six semaines après les précédentes primaires, Hillary Clinton tente cette nuit de gagner les primaires de Pennsylvanie. Donnée au début largement gagnante, son avance a littéralement fondu au cours des dernières semaines. A l'heure ou j'écris ces lignes, les sondages lui donnent 5 à 10 points d'avance sur son concurrent, Barack Obama. Les premiers résultats seront publiés ce mercredi vers deux heures du matin, heure française.

Selon les commentateurs, si Hillary Clinton obtient une large victoire, disons de 10 points ou plus, cela la confortera dans son statut, celui de candidate la plus apte à rassembler les électeurs dans les grands Etats. Si elle n'obtient qu'une victoire modérée, son moral inébranlable lui permettra quand même de continuer la compétition, sachant que, d'une manière ou d'une autre, aucun des deux candidats démocrates ne peut plus aujourd'hui, même en gagnant les 9 primaires qui restent, obtenir la majorité nécessaire à l'investiture : on s'achemine donc vers un second tour de campagne de deux mois. Enfin, si Hillary Clinton est battue en Pennsylvanie, il y a gros à parier qu'elle abandonnera la partie : continuer serait un suicide politique, à l'heure où beaucoup estiment déjà que le duel fratricide des deux candidats démocrates fait le lit du sénateur républicain John McCain.

Prochaine étape de la course aux primaires : l'Indiana, le 6 mai prochain. Il semble que, sans attendre les résultats de la Pennsylvanie, Barack Obama y soit déjà ce soir en train de faire campagne.

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20 avril 2008

Marketing politique et désinformation

La presse chinoise accuse la presse française d’intox et de désinformation. Mesure de rétorsion ? Excédés par l’ambiance lors du passage de la flamme olympique à Paris, des centaines de chinois (certains parlent de milliers) ont manifesté en fin de semaine devant des magasins Carrefour implantés en Chine pour appeler au boycott de leurs produits, aux cris de « France, tais-toi, le Tibet appartient à la Chine. »

J’ai entendu récemment une thèse tout à fait intéressante, mais que je n’ai pas les moyens de cautionner : les chinois, habitués depuis plusieurs générations à abandonner leur liberté individuelle au profit de l’intérêt collectif, n’auraient pas du tout la même conception des droits de l’homme qu’un occidental, et auraient de ce fait du mal à comprendre notre point de vue sur le Tibet.

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