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« Le marketing politique : enjeux et méthodes » : conférence, mardi 13 novembre 2007 au Cuefa de l’Isle-d’Abeau.

Comment fait-on pour vendre des idées ? Que recouvre réellement l’appellation « marketing politique » ? Les médias décident-ils du sort des élections ? Quel peut être l’impact d’une bonne « pub » sur une campagne ? Peut-on se contenter d’une campagne « positive » ?

De passage avant-hier à Clermont-Ferrand, je suis tombé, prenant mon petit-déjeuner à la terrasse d’un café ensoleillé, sur l’édito (non signé) du journal La Montagne.
« La multiplication des moyens de communication et d’information a décuplé la force des « rumeurs », qui échappent, en plus, à tout contrôle fiable par le biais d’Internet. Que vous fassiez de la politique, du commerce ou du théâtre, que vous soyez chanteur, industriel, syndicaliste, artisan ou cinéaste, si vous ne maîtrisez pas l’art de communiquer vous êtes quasiment voué à l’échec. On parle d’ailleurs de « politique spectacle », notamment avec la télévision, reine incontestée du monde médiatique. Mais la médaille a un revers. Colporté à vitesse grand V, jugée avant d’être analysée, montrée, répétée, rabâchée, la moindre phrase ou la plus anodine image enfle jusqu’à la polémique. François Fillon et Fadela Amara viennent d’en faire l’expérience. La pression des medias est aujourd’hui terrible, comme pour Cécilia Sarkozy. La justice même y est soumise (Outreau, Bernard Cantat). L’ogre mange ses propres enfants. »

Le marketing politique n’a pas vraiment d’âge. Sans doute est-il aussi vieux que la démocratie. Il y quand même un certain nombre de dates à connaître, relativement récentes : celle du premier discours radiophonique « au coin du feu » de Roosevelt, celle du premier débat télévisé entre Nixon et Kennedy, celle de l’introduction de la famille dans l’image du candidat à la présidentielle, celle de la loi Rocard sur le financement des partis politiques, etc. Toutes ces dates sont relativement récentes, montrant que ce très vieux bébé est encore en pleine évolution.

Aujourd’hui, s’il est évident qu’un bon consultant ne peut pas, ou difficilement, faire gagner un « mauvais » candidat, il est aussi vrai qu’un candidat ne gagne plus des élections sans l’aide de celui-ci. Dernier exemple en date, John Kerry, qui a fait appel très tardivement aux consultants en marketing politique de l’équipe Clinton, n’est jamais arrivé à combler son retard sur l’équipe Bush, coachée par Karl Rove, un des meilleurs consultants américains sur le marché.

La France, frileusement, a mis beaucoup de temps à se mettre au marketing politique. De façon caractéristique, nos hommes politiques se sont tournés en premier vers des publicitaires, Jacques Séguéla en tête. A raison : il est exact que la communication est, dans le mix du marketing politique, un élément incontournable. Cependant, il n’est pas le seul. Le marketing politique aujourd’hui demande des connaissances en stratégie, en sociologie, en psychologie, en statistiques, en stratégie. Pluridisciplinaire par essence, le marketing politique n’est plus l’affaire de quelques « génies » intuitifs ; c’est devenu une affaire de techniciens à l’écoute de la société et de ses attentes. C’est aussi devenu un domaine de recherche universitaire dynamique.

Le mardi 13 novembre, nous brosserons un rapide panorama des grandes réalisations du marketing politique dans le monde. Le temps nous manquant vraisemblablement pour aborder en détail la théorie, nous verrons une vingtaine de « recettes » qui permettent de gagner des élections, ou, plus justement, de ne pas les perdre. Enfin, pour ceux d’entre vous qui, une fois le printemps passé, se sont tournés vers l’horizon de mars 2008, nous verrons quelques exemples tirés des élections municipales françaises de 2001, des cantonales de 2004, et aussi des législatives de 2002 et 2007.

A l’issue de cette conférence, le pot de l’amitié vous sera offert : ce sera l’occasion d’échanger et de faire plus ample connaissance.

Philippe Bensimon

« Le marketing politique : enjeux et méthodes », conférence animée par Philippe Bensimon, mardi 13 novembre à 18h30, Grand Amphi du Cuefa de l'Isle-d'Abeau, 9, rue Henri Bergson, 38080 L'Isle-d'Abeau (entre l'IUT de Génie électrique et le lycée Philibert Delorme). Prix de l'entrée : 10 €, gratuit pour les membres du RIL. Pour vous inscrire à la conférence : laissez vos coordonnées en commentaire de cet article sur ce blog-site. Le lien ci-dessous vous mène au plan d'accès :
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